Rappel: le texte officiel de départ.
Module 1 : Pourquoi les TIC à l'école ? (janvier à juin 2003)
Les participants sont amenés à mesurer
l'impact social, culturel et économique
des nouvelles technologies non seulement à
l'école, mais surtout dans d'autres
domaines professionnels. Il s'agit ainsi de
susciter une prise de conscience de
l'ampleur des changements en cours et d'en
distinguer les enjeux multiples pour l'école au quotidien.
Par équipe, les participants réaliseront un
travail d'enquête relatif à ces deux
volets (les TIC à l'école et les TIC dans le
monde professionnel). Les participants
choisiront les outils technologiques
nécessaires à la réalisation de leur
recherche, au traitement des données
recueillies et à la présentation des
résultats. Enfin, le matériel d'enquête sera
mis à disposition sur le site web de la
formation.
Les apports structurants porteront sur les
aspects de la gestion de projet, des
phénomènes de communication médiatique, des
aspects juridiques et éthiques
liés aux nouvelles technologies et la
question des genres et des représentations
sociales liées aux TIC.
Groupe Rose
Membres:
Philippe Favre (VS)
Fabien Bourqui (FR)
Luc Perritaz (FR)
Valérie Jaton (VD)
Yves Zbaeren (VD)
Elvio Fisler (VD)
Jean-Daniel Métrailler (VS)
Projet d'enquête en mars 2003
Le document original sera
mis sur CD-Rom en annexe.
- L'originalité de la
démarche repose surtout sur le type de questions
et les sujets abordés:
• historique des 20
dernières années
• rapports de pouvoir
• pénibilité
• qualification
• frein au changement
• niveau de satisfaction
• gains, productivité
- Les rôles (un
paragraphe fortement suggéré par notre équipe d'encadrement) ont été donnés -
Gardien du temps et de la mission, Editeur dans l'agora, Personne de
contact/relais, Synthèse questionnaires.
- Des sous-groupes sont
formés (2 pour le VS, 2 pour FR, 3 pour VD): des raisons pratiques ont dicté ce
partage ainsi que la volonté de comparer monde professionnel (deux enquêtes) et
cercle scolaire (une enquête).
- Les moyens techniques
que nous pensons utiliser sont la vidéo et la photo numérique; la mise en forme
Web est également envisagée.
Premières prises de conscience:
Etant donné le cadre de
ce travail, nous avons évidemment privilégié la démarche très proche du modèle
de la "recherche-action". Quant à l'aspect scientifique de l'enquête,
il relève davantage du reportage ou du sondage que d'une analyse statistique.
Nous pensons néanmoins que la fiabilité des résultats s'avère satisfaisante et
permet de poser des conclusions valides.
Enquêtes parallèles reprises et
appropriées (voire remaniées) pour mieux coller à la réalité des différents
lieux.
La sous-équipe VD utilise
le questionnaire en tant que support libre pour l'interview, les autres
procèdent en deux temps:
- interview libre sur
l'utilisation des TIC (support vidéo).
- questionnaires
distribués et remplis par un certain nombre de personnes (support écrit
uniquement).
Les documents originaux
(et leurs réponses) seront mis sur CD-Rom en annexes.
Recentrages...
Très vite il ressort que
la forme retenue (film) demande une adaptation majeure afin de pouvoir...
entrer dans le rapport final de 10 à 15 minutes au maximum. Tous les produits
bruts intermédiaires demandent à être retravaillés avec une approche plus
"serrée". Une réunion nous amène à choisir le thème de la formation
comme point central et commun aux trois résumés d'enquêtes. Chaque équipe
réalise alors son projet en sélectionnant dans ses rushes ce qui a à voir avec
cette nouvelle “lunette”.
Les autres points ont bel
et bien été analysés ou, au minimum, enregistrés, mais ne font pas l'objet d'un
compte-rendu pour ce module 1. Ils sont consultables dans les annexes sur CD-Rom.
Remarques sur la gestion du projet:
- Dès le début le temps
pose des problèmes: un grand groupe ne peut pas se rencontrer aussi facilement
que les sous-groupes cantonaux. Nous l'avions prévu, fort heureusement.
- Si les rôles et mandats
sont clairs dès le départ, ils s'avèrent peu utiles dans notre organisation.
Aucun réel chef de projet n'est nommé. À la fin, toutefois, un regroupement en
tout petit groupe (à deux) s'est avéré nécessaire afin de faciliter le travail
d'une part, de garder une cohérence graphique et de conception d'autre part.
- Les ressources
disponibles s'avèrent dès le début abondantes (dans le son, la vidéo, la photo
ou le web). La ressource temps (comme noté plus haut) est toujours celle qui
manque le plus: jusqu'où peaufiner le film sur iMovie? quelle perfection de son
envisager? Certains plans sont mauvais, faudrait-il retourner sur le lieu de
tournage et refaire des images? etc...
- La ressource WEB
(l'agora de l'epp) est peu utilisée: trop complexe, trop lent, nécessitant une
utilisation fréquente si l'on veut se souvenir de son mode de fonctionnement.
Le mail avec un fichier joint ont fait l'affaire le plus souvent. Dans un 2ème
temps un mini site sur Educanet a permis de combler nos attentes ponctuelles. http://www.educanet.ch/class/fisler-f3/
- Le timing a pu, grâce
au travail en solo des différents sous-groupes, être tenu.
Résumés des sous-groupes:
Changements en cours?
enjeux pour l'école?
Communication médiatique?
Aspects juridiques et
éthiques?
Genre et représentations
sociales?
Entreprise visitée : VIAL SA, Le Mouret.
Entreprise de charpente employant 60 personnes.
Les changements en cours se sont amorcés il y a
longtemps déjà (début des années septante). Lors du sondage effectué dans
l’entreprise Vial SA, toutes les personnes intérrogées nous ont fait part de la
même constatation : on ne peut plus se passer de l’outil informatique.
C’est une question de survie de l’entreprise. La question ne se pose donc plus.
C’est un choix d’entreprise que d’autres n’ont, à l’époque, pas fait et qui ont
du rattraper ce retard par la suite.
Donc il est absolument nécessaire d’offrir aux
élèves une excellente connaissance de cet outil. Tous les employés travaillant
au bureau avouent utiliser des logiciels de base (traitement de texte,
tableur) mais sans forcément qu’ils soient capables d’utiliser tous les
logiciels (p.ex. CAD, …). Pour ces derniers, c’est à l’entreprise qui engage de
former les employés en fonction de ses besoins. Sur 60 personnes, cela
représente environ 10 personnes qui utilisent en permanence cet outil. Pour les
autres, cela peut être sporadique, voir jamais (pour un monteur par ex.).
De plus, au niveau de l’image de l’entreprise, il
était obligatoire d’avoir un portail Internet pour se faire (re-)connaître et
montrer que l’on est toujours dans la course, mais il ne sert que de carte de
visite.
Paradoxalement, la seule personne à ne pas avoir
d’ordinateur (hormis un Palm), est le directeur… ce qui montre son ouverture et
son sens de la gestion de l’entreprise puisqu’il a su « flairé » ce
qui était l’avenir.
Rose-VD:
Interprétation résumée de
la transcription des réponses. Voir annexe sur CD-rom.
De l'interview du patron
de Sabina & Cie, M. il ressort que:
Les changements au niveau
informatique ont déjà eu leurs débuts il y a 15 ans. Elle a opéré une réelle
révolution dans le métier de publiciste: d'un côté les TIC permettent de faire
10 fois plus de projets, de l'autre l'informatique est un leurre qui cloue les
gens sur leurs chaises et leur font croire que les idées peuvent naître avec
l'informatique. "L'informatique nous cantonne devant ce monde clos [...],
nous charge l'esprit et nous déroute de la bonne idée! "
Le personnel engagé doit
être parfaitement formé et à jour (avec un diplôme cela va sans dire). Par la
suite, la formation continue et les nécessités d'apprendre tout le temps (pour
suivre les incessantes évolutions des logiciels) sont vécues comme une réelle
difficulté. Par contre, dans la rhétorique d'entreprise de SABINA & Cie,
chacun doit se débrouiller par lui-même. En clair, aucun temps n'est donné par
la boîte pour la formation.
La maintenance et les
dépannages sont également des sujets pénibles: les changements de normes sont
incessants, les systèmes, les connectiques... L'informatique rend des services
mais du mal également !"
Pour terminer, deux
citations qui illustrent partiellement le point de vue du patron de Sabina:
«L'informatique c'est
l'avenir à moins d'aller faire du fromage dans le Vercors!»
«Les images sur un écran
sont éloignées de la beauté réelle…: je n'arrive pas à aimer l'informatique!»
Ma conclusion provisoire:
les TIC une histoire d'Amour?
Les TIC, le temps qui
passe? les TIC, un flirt ou un must? Les TIC, le cercle de craie caucasien?
Rose-VS:
Les enseignants de L’Ecole primaire de St.
Léonard déclarent leur satisfaction à l’égard de l’introduction des ICT dans
leur centre scolaire, d’abord à titre personnel ensuite au niveau de
l’établissement dont ils perçoivent positivement l’évolution.
Les enseignants bénéficient d’une large
gamme de cours de formation. Les cours dispensés en établissement font
l’unanimité. Seule ombre au tableau : l’autorité ne semble guère mesurer
l’importance en terme d’investissement en temps que nécessite une telle
introduction.
Les compétences acquises durant la formation
s’avèrent complètes au niveau du maniement de l’outil informatique :
Système
d’exploitation
Traitement
de texte
Navigation
Web
Messagerie
Didacticiels
Périphériques :
scanner, photo…
En revanche, l’intégration de l’informatique
dans la pédagogie, semble nettement plus complexe en ce qui concerne :
L’organisation
de la classe en ateliers
Ainsi
que la réalisation de projets pédagogiques
Conclusion :
Si
le premier obstacle, celui de la maîtrise technique, semble avoir été
remarquablement surmonté (2 ans de formation en établissement + cours cantonaux à la carte), il serait
hasardeux d’en rester là.
En
effet, le principal intérêt des ICT réside dans leur intégration pédagogique ;
celle-ci fait de l’élève un « réalisateur », qui imagine,
découvre, apprend et finalement communique ce qu’il a produit en se servant de
l’ordinateur.
En
deçà de cet objectif, l’école se contenterait de former les jeunes à devenir de
bons « consommateurs » de technologies. Or, de toute évidence,
ils n’avaient pas besoin de l’école pour le devenir.
Développements autres:
Finalement nous n'avons
pas opté pour une présentation Web. Autorisations peut-être délicates à obtenir
(Sabina?), confidentialité de l'enquête, côté public de certaines
affirmations...
Qu’aurait-on par ailleurs publié qui intéresserait les
gens ? C’est un exercice de style
qui présente effectivement peu d’intérêt hors de cette formation.
Lausanne
le 12 septembre 2003.