Groupe marran : Paul Berger, Thierry Bex,
Mylène Ducrey, Michel Jaquier, Yvan Oberson.
Afin de mesurer modestement l’impact de
l’introduction des TICES à l’école, nous avons réalisé une série d’entretiens
selon les critères suivants :
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Les entretiens ont été menés sur la base d’un
questionnaire ouvert, commun à toutes les personnes interrogées.
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Les six personnes interrogées représentent un
panorama des niveaux de la scolarité et de la formation.
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Elles ont toutes opté pour une utilisation de
l’informatique dans leur pratique d’enseignant.
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L’entretien visait à relever le cheminement
suivi pour intégrer les TICES, les difficultés et stimulations rencontrées,
l’usage fait de ces outils, le changement de paradigme et les attentes
vis-à-vis de personnes ressources spécialement formées pour soutenir l’intégrations des TICES dans
l’enseignement.
Le nombre de personnes interrogées et la nature
du questionnaire ne permet en aucun cas de tirer des conclusions systématiques
relatives à cet exercice. Nous pouvons toutefois relever quelques points
saillants et émettre des hypothèses et des pistes de travail pour la suite
de notre formation. Nous n’avons pas noté de différence fondamentale concernant
l’appropriation et l’usage de l’ordinateur relevant du niveau d’enseignement.
Constats
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Hypothèses et
pistes
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La plupart des personnes interrogées ont fait
un usage précoce de l’ordinateur ; elles ont toutes eu l’occasion de
saisir l’évolution importante des outils. |
En vivant cette évolution, elles ont acquis
une habilité à suivre les changements et une bonne maîtrise des outils. Maîtriser les outils stimule et favorise la
confiance nécessaire pour réaliser des changements. |
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L’intérêt, la curiosité, l’investissement
personnel est le moteur principal d’une utilisation qui débute presque
toujours en dehors du strict contexte professionnel. L’utilisation en classe
suit souvent de très près ces premières tentatives. |
Développer des stratégies d’apprentissage par
le projet pour acquérir des savoirs-faire d’ordre technique apparaît comme
une stratégie d’apprentissage porteuse de fruits. La dichotomie technique-pédagogique paralyse
souvent les discussions relatives à l’introduction des TICES en classe. |
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Les premières tâches réalisées avec l’outil
informatique sont souvent d’ordre bureautique : création de support de
cours, gestion des classes. L’utilisation à des fins pédagogiques est
seconde. |
Pour en faire un usage pédagogique, il faut
savoir utiliser l’outil. Les développements récents (web interactif,
rapidité de connexion, possibilités de travail collaboratif à distance,...)
ouvrent toujours plus de possibilités pour une utilisation en classe ;
ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. En prenant conscience des limites d’un outil
on réalise aussi plus globalement ses possibilités. L’expérience et le recul,
le développement de stratégies et de scénarios pédagogiques auront un effet
stimulant sur l’intégration des TICES. |
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Une utilisation fréquente constitue au fond à
moderniser un enseignement traditionnel : meilleures présentations,
meilleure qualité des documents remis... |
Les enseignants ainsi que les élèves devraient
être davantage sensibilisés aux règles graphiques et ergonomiques. L’écran renvoie une image : dès lors
l’éducation au monde des images devient indispensable pour tous. De même que
des sujets d’étude en lien avec l’information et la communication. |
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Mais l’ordinateur est aussi perçu comme un
moteur de changement dans les pratiques enseignantes ; il développe
l’esprit critique des maîtres ; il introduit un intermédiaire entre le
maître et l’élève ; il constitue un outil-ressources ; il apporte
une modification importante dans l’organisation de la classe ; pour les
élèves, c’est souvent un outil-plaisir, motivant et stimulant leur
apprentissage. |
L’ordinateur apparaît comme un outil de
changement capable d’accompagner les réformes en cours dans
l’enseignement ; il permet entre autres de développer l’autonomie des
élèves, de soutenir la différenciation, de développer l’apprentissage par le
projet personnel, de faciliter un enseignement pluri-disciplinaire,
d’accroître la motivation. |
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Les difficultés rencontrées par les personnes
interrogées ne sont généralement pas de l’ordre des compétences personnelles.
L’attitude des enseignants est plutôt enthousiaste. Les contraintes
budgétaires et les manques techniques apparaissent comme des freins, alors
que sont relevés comme des facteurs motivants, le soutien technique, la
valeur de l’équipement, la collaboration entre pairs, la réaction des élèves. |
L’intégration des TICES passe par une volonté
et un soutien de l’institution. Une certaine maîtrise technique est
indispensable pour entrevoir les possibilités pédagogiques de l’ordinateur. L’augmentation des expériences réalisées et
des scénarios pédagogiques développés constitueront un encouragement pour les
enseignants. |
En annexe : notes des entretiens
réalisés.